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Témoignage

Je m'appelle Posy, je suis un proton, et j'ai trente ans d'accélérateur de particules derrière moi. En vous envoyant cette vidéo, j'ai conscience de commettre une action grave, mais en théorie, tout est relatif.

Un de mes électrons, Spinny, a été frappé par un groupe de neutrinos alors qu'il revenait tranquillement d'une liaison hydrogène. Ces neutrinos, pour certains déjà observés par les services du LHC, se sont déchaînés sur Spinny, simplement parce qu'il était sur leur chemin. A cent contre un, il l'ont frappé avec une « vitesse phénoménale », selon les laborantins présent sur place.

Vous en avez peut être entendu parler aux informations. C'était à Genève, le 21 Septembre 2011.

Pour Swiss, mon neutron, et pour moi, la stabilité s'est arrêtée ce jour là. Notre parcours n'est depuis plus que succession de répulsions magnétiques. Jusqu'à la fin de notre nucléus, nous traînerons cette charge électrique que rien ne pourra neutraliser. Mais ce n'est pas l'objectif de cette video de vous narrer cette tragédie, ni de faire appel a votre compassion.

Ce n'est pas parce que notre électron nous a été arraché que nous avons pris sur nous de lancer cet appel. Je m'exprime aujourd'hui à cause des événement qui en ont découlé. Car cela concerne toutes les particules qui, un jour peut être, vont avoir comme nous affaire aux scientifiques. Et nous ne voulons pas que d'autres subissent les mêmes terribles chocs postérieurs à la déchirure de notre nuage électronique.

Comme beaucoup d'autres ions, nous avons pensé que les scientifiques allaient tout remettre en place. Qu'ils allaient tout faire pour retrouver ces neutrinos, ou, au minimum, limiter leur vitesse en dessous de celle de la lumière. Mais non, ça a été TOUT LE CONTRAIRE !!!

Des les premières heures des expérimentations, les scientifiques se sont rangés du coté des neutrinos. D’abord, le laborantin chargé de l'observation a déclaré que, comme ils formaient un faisceau, il était impossible de confirmer leur vitesse, ni de savoir lequel avait arraché notre électron. La plupart des neutrinos ont donc poursuivi leur chemin comme si rien ne s'était passé.

Les scientifiques ont déclarés qu'ils ne parleraient que du délit « d'excès de vitesse » des neutrinos. Vous avez bien lu : un « excès de vitesse » alors que notre électron est parti !

Mais le pire était à venir.

En novembre, les scientifiques ont décidé de libérer d'autres neutrinos pour « vérifier » leurs mesures. Ces éléments sont pourtant les dangers particulaires soupçonnés d'aller tellement vite qu'ils dépassent la lumière, qu'ils piétinent Einstein, qu'ils remontent le temps, et d'autres actes ignoble encore ! Mais les scientifiques leur ont permis de recommencer pour « vérifier » !

Et quelle vérification ? Les scientifiques n'ont fait que s'assurer de la précision de leurs mesures du temps. Une simple étape qui avait sans doute déjà été effectuée la première fois !

Et les neutrinos ont recommencé. « Ce dépassement de la vitesse de la lumière par des particules est une première mondiale. C'est une immense découverte » a déclaré le scientifique en charge de l'expérience. « Une première mondiale » : « une immense découverte ».

Pour Swiss et moi, cette parade glorieuse est insupportable. Nous avons pensés à toutes les autres particules qui, désormais, risquent de se faire frapper à une vitesse supraluminique pendant ces « vérifications ».

Alors, nous avons décidé de lancer cet appel à toute la population relativiste , pour protester auprès des pontes afin que cette affreuse injustice ne touche pas d'autres particules. Pour nous, c'est déjà trop tard. Mais si vous restez inactifs, la communauté scientifique et l'ingénierie considéreront que ce fonctionnement des particules est la vérité, et les mêmes neutrinos frapperont d'autres atomes.

Il faut savoir que le jour de la vérification, tout le faisceau est arrivé plus vite que la lumière. Ils se sont amusés à changer de vitesse, pour se moquer des laborantins, ou de nous. De mon coté, j'endurais ma limitation à la vitesse de la lumière en pleurant : j'ai commencé à réaliser que les scientifiques étaient en train de nous lâcher. J'en ai eu confirmation en entendant le laborantin en chef déclarer qu'il faudrait retirer la loi sur la vitesse de la lumière, que l'on reprochais justement aux neutrinos de violer.

C'est alors que mon neutron et moi avons décidé de ne plus nous laisser faire. Au lieu d'attendre passivement l'article de recherche, nous avons décidé de rejoindre l'Institut Pour un Espace-temps Euclidien.

L'Institut Pour un Espace-temps euclidien est un regroupement indépendant de citoyens qui œuvrent pour préserver la justice entre les particules. Cet institut a élaboré une charte de 2012 pour la Lumière, qui sera présentée à tous les supérieurs de scientifiques pour demander des réformes urgentes des lois de la physique.

Vous aussi, vous pouvez contribuer à faire en sorte que ces nouvelles lois physiques soient adoptées, et à sauver votre futur, en signant cette charte de 2012 pour la Lumière, en cliquant sur le bouton ci dessous. Car si nous sommes des millions à soutenir ces propositions de loi, les scientifiques seront obligés de nous écouter : c'est une question de sagesse populaire, et c'est aussi une question de foi et d'avenir.

Quand on n'y regarde pas de près, on pense souvent que les lois de la physique sont bien faites. On n'ose pas demander à ce qu'elle soient les mêmes au niveau microscopique et macroscopique, de peur de passer pour un ringard euclidien. Mais je peux vous dire, après trente ans dans des accélérateurs de particules, que vous n'avez pas à craindre cela. Il est rarissime que le commun des mortels prenne en compte la physique quantique au quotidien. La plupart des particules bénéficient même d'un traitement à peine croyable. On se souvient des bosons de Higgs, ces envahisseurs créés par les scientifiques pour d'obscures raisons (un anglophone dirait « for black matters »).

Il n'est pas rare que les scientifiques autorisent sans relâche la matière à être altérée, voire complètement disparaître de notre univers. Les plus grandes revues scientifiques elles même en témoignent. Par exemple, l'an dernier, elles ont cités le cas d'une étoile à neutrons qui venait d'être absorbée par un trou noir voisin. Peut-on imaginer pire mépris pour ces particules ?

Des dizaines de milliards de particules radioactives sont désintégrées chaque seconde, sans qu'on se donne plus de peine de chercher à éviter ce chaos. Des atomes se font ioniser, des molécules d'ADN sont détruites, et on laisse les rayons gamma libres de recommencer à coté sous couvert des lois actuelles de la physique.

Aujourd'hui, il est grand temps que les directeurs des laboratoires scientifiques s'en aperçoivent. Mais si nous voulons être surs qu'ils agissent dans notre sens, il est primordial que nous soyons des millions à signer la Charte de 2012 Pour la Lumière. J'espère que vous aller la signer et la transmettre à votre entourage.

Il ne s'agit pas d'un retour à des lois de la physique « simplistes », et encore moins de réclamer un retour à l'obscurantisme. Il s'agit simplement d'élaborer une physique dont la mission première est le retour des droits des particules ionisées.

Nous demandons :

La mise en œuvre de cette Charte serait un changement considérable pour le bon fonctionnement du monde et de la matière qui le constitue.

Mais même si ces principes peuvent vous paraître évidents, ils n'ont aucune chance d'être posés en axiomes par les scientifiques dès 2012 si des millions d'individus ne se manifestent pas pour les exiger tout de suite.

C'est pourquoi je vous demande de cliquer sur le bouton ci-dessous pour témoigner de votre assentiment à notre Charte de 2012 Pour la Lumière.

De notre coté, nous, particules, mobiliseront d'important moyens massiques et énergétiques pour :

Au nom de mon électron, de mon atome, et de mon univers, je vous dis merci.

Posy le proton


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